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VIH : une marge de traitement en vue ? | Pharmaradio, votre dose d'information au quotidien | La Radio des Professionnels de la Pharmacie
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Publié le 20/03/2020

VIH : une marge de traitement en vue ?

37 ans après la découverte du SIDA, la médecine progresse à vue d’oeil. Les derniers succès médicaux semblent ouvrir la voie à une meilleure compréhension du développement de la pathologie.

Il y a une dizaine d’années déjà, des chercheurs allemands avaient affirmé être parvenus à guérir Timothée Ray Brown, un patient atteint du VIH. Celui que l’on appelait « le patient de Berlin » a constitué une vraie source de réflexion pour envisager des pistes de guérison. Une source que d’autres chercheurs ont eu envie d’exploiter avec un 2ème patient de 40 ans originaire du Vénézuela, cette fois-ci appelé « le patient de Londres ».

Le principe repose sur la greffe d’une moelle osseuse contenant des cellules souches de donneurs porteurs d'une mutation génétique rare qui empêche le VIH de s'implanter, le CCR5. Le résultat semble être un nouveau succès puisque le patient avait déjà été déclaré en rémission en Mars 2019. Cela fait 30 mois que l’homme vit sans la moindre manifestation du virus dans son organisme. « C'est difficile d'imaginer que toute trace d'un virus qui infecte des milliards de cellules a été éliminée », se réjouissait le professeur Ravindra Gupta de l’Université de Cambridge, auprès de l’AFP.

Une approche à perfectionner

« On ne fera jamais systématiquement de greffes de moelle osseuse aux personnes séropositives. Il faut rappeler que la mortalité des personnes bénéficiaires d’une telle greffe est bien plus élevée que la mortalité des personnes vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral », expliquait Eric Fleutelot, le directeur général adjoint international de Sidaction lors de la dernière conférence internationale de la lutte contre le SIDA.

Cela dit, le procédé médical qui vient de triompher pour la 2ème fois sur un patient séropositif semble faire réfléchir bon nombre de médecins quant à une future éradication de la pathologie : « Le mécanisme d’éradication du virus observée sur ce patient pourrait être reproduite d’une autre manière. On ignore aujourd’hui comment. Il est impossible de dire si cela débouchera sur quelque chose d’effectif ou pas, ni bien sûr quand », avait-il ajouté.

 

 

Un mécanisme enclin à être assimilé

Ce début de mois a également été marqué par la découverte d’une Start-up française spécialisée dans la biotechnologie, hébergée par l’Institut Pasteur. Dans un communiqué de presse diffusé le 3 mars dernier, la Start-up « Diaccurate » explique avoir découvert le mécanisme de développement du VIH dans un organisme humain.

L’équipe de treize chercheurs qui a travaillé sur la question a pu identifier l’enzyme digestive qui attaque le système immunitaire des patients atteints du VIH : « Notre  découverte montre comment le virus coopère avec une enzyme du patient, pour induire un dysfonctionnement lymphocytaire et permettre au virus de neutraliser la réponse immunitaire du patient », expliquait Jacques Thèze, cofondateur et directeur général de Diaccurate. Le grand défi de l’équipe sera désormais d’apprendre à neutraliser l’enzyme en question. Des anticorps sont pour l’instant en phase de test sur des souris.

Étant donné qu’un grand nombre de patients ignorent qu’ils sont porteurs du VIH, la prise en charge, doit se précéder de la prévention : chaque patient qu’il ait certaines suspicions ou non, est invité à utiliser les multiples formes de test de dépistage. Quoiqu’il en soit, l’enjeu est de taille, puisqu’il constitue l’avenir du traitement d’une pathologie qui touche environ 38 millions de personnes dans le monde entier.

 

Corentin Nadjar-Leguy

 

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