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Substitution des bio similaires en officine : la fronde des associations de patients | Pharmaradio, votre dose d'information au quotidien | La Radio des Professionnels de la Pharmacie
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Publié le 11/05/2020

Substitution des bio similaires en officine : la fronde des associations de patients

Le 7 septembre, un collectif de 5 associations de patients, soutenu par une dizaine d'autres, a tenu une conférence de presse à Paris. Objectif : se mobiliser contre le droit de substitution des biosimilaires par les pharmaciens d'officine. 

Ce droit apparu dans la loi, même s'il n'a jamais été mis en application jusqu'à présent, est contesté par les associations de patients qui se disent "Inquiètes pour leur sécurité et leur bien-être".

Les associations signataires sont les premières à reconnaître que ces traitements biologiques de nouvelle génération utilisés dans certaines maladies chroniques graves, comme les cancers, sont une réelle opportunité. Toutes se disent même sensibles à l'argument économique et aux économies que ces traitements génèrent.

Mais "le seul avantage économique nouveau serait en fait au bénéfice des pharmaciens d'officine" écrit le collectif. Fermement opposées à la substitution en officine, les associations de patients réclament à ce que l'initiation et la possibilité d'interchangeabilité du médicament biologique reste une prérogative des prescripteurs et intervienne dans le cadre d'une décision partagée entre le patient et son médecin.

Elles affirment que sortir le sujet du biosimilaire en dehors de ce rapport médecin/patient aurait "les mêmes effets délétères" que ceux observés pour la substitution générique avec à la clé une "érosion durable de la confiance des malades".

Selon le collectif, le pharmacien pourrait aussi changer régulièrement de fournisseurs de biosimilaires, avec le risque d'une délivrance d'un biosimilaire différent pour le patient.

Quant à l'argument avancé par les pouvoirs publics d'être un moyen de lutte contre les pénuries de médicaments, il est jugé "très discutable et peu fondé".

Les signataires de la tribune font encore référence à une étude du Comité pour la valorisation de l'acte officinal (CVAO) auprès des pharamciens français quimontrait que seuls 3 % des sondés considéraient la connaissance des biomédicaments comme très bonne.

A l'heure où l'avant projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 supprime le droit de substitution des médicaments biologiques et que les syndicats sont vent debout contre cette mesure, cette nouvelle prise de position ne va pas laisser la profession indifférente !

 

Raphaëlle Bartet

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