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Quels ont été les comportements de consommation médicamenteuse des patients depuis le début du confinement en France ? | Pharmaradio, votre dose d'information au quotidien | La Radio des Professionnels de la Pharmacie
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Publié le 07/05/2020

Quels ont été les comportements de consommation médicamenteuse des patients depuis le début du confinement en France ?

Un rapport inédit publié par ​​​​​​le groupement d'intêret scientifique (GIS) EPI-PHARE : mise en perspective des comportements de consommation des Français en confinement, ainsi qu'en post confinement. La médiatisation de l'hydroxychloroquine a largement fait mouche. 

Voilà le deuxième rapport d'une étude de pharmaco-épidémiologie à grande, voire très grande échelle. Pour 58 classes thérapeutiques, l'étude se base sur le nombre de personnes ayant eu une délivrance remboursée en pharmacie chaque semaine depuis mars 2020. Les résultats ont été comparés avec les données obtenues sur la même période sur les années 2018 et 2019. 

Derrière l'amas de données chiffrées obtenues, se cache une certaine volonté pour le groupement d'intérêt scientifique (GIS) EPI-PHARE constitué par l'ANSM et la CNAM : être capable de caractériser la dispensation des médicaments remboursés sur ordonnance en pharmacie d'officine et dans une plus grande mesure, relever et qualifier le comportement des Français.

Ce n'est pas par hasard que surgit cette étude. Dans le courant d'une neuvième semaine de confinement pour les Français dans cette crise de Covid-19, elle vise à analyser leurs habitudes de consommations médicamenteuses qu'elle soient en lien ou non avec le Sars-Cov-2.

 

Des phénomènes de "stockage" aux dégringolades  

Si l'étude a noté un retour vers une consommation quasi-normalisée des traitements de pathologies chroniques depuis fin mars avec une hausse de 15 à 30% de la délivrance, la situation a pu sensiblement être opposée quelques semaines auparavant. La majorité des patients a, comme qui dirait, adopté la stratégie de l'achat de masse dans une logique de "stockage" avant le début du confinement, comme l'a relevé l'étude : des augmentations atteignant 20 à 40% selon les classes thérapeutiques. 

Mais la situation sanitaire devenant critique nourrissant les peurs des patients atteints de maladies chroniques, ces derniers ont traduit un certain renoncement aux soins. Ainsi, malgré la mise en place massive de téléconsultations, on observait une diminution de l’ordre de 40% des actes en médecine générale et de 70% en médecine de spécialité. 

Si les traitements chroniques ont pu sortir de ces déclins, ce n'est pas le cas de tous les types de délivrances. 

Les prescriptions médicamenteuses qui sont nécessairement associées à un acte médical ont aussi traversé une baisse constante et marquée, notamment pour la vaccination qui a fait face à des déclins assez impressionnants de l'ordre de 50 à 70% à partir du début du confinement. Voilà de quoi continuer à retarder les calendrier de vaccins et inquiéter certains professionels quant au suivi de leurs patients. 

 

La gloire de l'Hydroxychloroquine 

Un pic de 21% identifié à partir de la mi-février (semaine 10 du calendrier) pour l'Hydroxychloroquine, et 3 semaines plus tard : 145%. Un constat pour le moins révélateur, même pour un médicament aussi médiatisé. Une étude soulignait déjà les croyances des Français envers la chloroquine  pour le moins significatives. Mais il est certain que la popularisation du médicament dans les médias y est pour beaucoup dans ce changements d'habitudes de consommations médicamenteuse. 

En plus de correspondre au début de sa médiatisation, le pic est apparu au moment de l'autorisation de prescription de l'Hydroxychloroquine. Un pic qui redescendait naturellement lorsqu'un arrêté publié peu après les déclaration du ministre de la Santé Olivier Véran annonçait l'interdiction de l'Hydroxychloroquine hors AMM et en ville 

 

Le groupement EPI-PHARE a d'ores et déjà annoncé que la surveillance et l'analyse "sur plus de 450 millions d’ordonnances avec des  données de remboursement remontant chaque semaine est essentielle et sera poursuivie jusqu’à la fin de l’épidémie."

Prochains résulats à retrouver sur le site de l'ANSM

 

Corentin Nadjar-Leguy

 

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