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Quel usage des médicaments de ville en France pendant et juste après le confinement ? | Pharmaradio, votre dose d'information au quotidien | La Radio des Professionnels de la Pharmacie
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Publié le 15/06/2020

Quel usage des médicaments de ville en France pendant et juste après le confinement ?

Le groupement d’intérêt scientifique (GIS) EPI-PHARE constitué par l’Ansm et la Cnam vient de publier les résultats d’une étude pharmaco-épidémiologie au sujet de la dispensation sur ordonnance en pharmacie d’officine de médicaments remboursés pendant les 8 semaines de confinement et la première semaine post-confinement. Comme il fallait s’y attendre, les changements ont été nombreux. 

La crise sanitaire et le confinement ont profondément transformé les habitudes des français. Alimentation, sommeil, activités sociales, nombreux sont les domaines qui ont été subi des modifications comportementales, il en va de même pour la consommation de médicaments en ville.

Le groupement d’intérêt scientifique (GIS) EPI-PHARE constitué par l’Ansm et la Cnam publie son troisième point d’information à ce sujet. Pour ce faire, l’étude se base sur l’analyse de 725 millions d’ordonnances, puis elle compare « pour 58 classes thérapeutiques, le nombre de personnes ayant eu une délivrance de médicaments remboursés en pharmacie chaque semaine depuis mars 2020 au nombre “attendu” estimé sur la base de la même période en 2018 et 2019. »

 

Moins de nouveaux traitements et d’antibiothérapies

Les résultats après 8 semaines de confinement et une semaine post-confinement montrent que « la consommation de médicaments de ville en France a été profondément modifiée. ».

Pour la première fois, les conclusions de l’étude révèlent « une forte baisse de l’instauration de traitements pour de nouveaux patients pendant le confinement ». Une baisse significative de près de 50% pour les antihypertenseurs (-39%), les antidiabétiques (-48,5%) et pour les statines (-49%). Ces chiffres témoignent de la baisse de l’activité de la médecine de ville, et ce malgré le développement de la télémédecine. Les auteurs de l’étude estiment qu’au total, ce sont plus de 200 000 personnes qui n’auront pas été traitées.

Une autre évolution majeure de la délivrance concerne les produits nécessitant une administration par un professionnel de santé. Là encore, l’étude démontre une baisse significative qui avait déjà été observée lors des précédents points d’informations. Une chute de la délivrance applicable aux vaccins, mais surtout aux produits destinés aux examens diagnostics comme les coloscopies (-62%), scanners (-38%) et IRM (-44%). Cette baisse inquiète les chercheurs : « Les examens non pratiqués de coloscopies (-180 000), IRM (-200 000), scanner (¬-375 000) indispensables pour diagnostiquer certains cancers ou maladies graves en poussée, pourraient entraîner des retards de prise en charge. »

L’étude pointe également du doigt « l’effondrement de l’utilisation de l’antibiothérapie (-30 à -40%), en particulier chez les enfants (- 765 000 traitements antibiotiques durant le confinement chez les 0 à 19 ans par rapport à l’attendu) ». Un phénomène observé depuis le début du confinement et que les auteurs expliquent par l’arrêt de la circulation des virus grâce à la fermeture des écoles et des centres d’accueil.

 

Plus d’anxiolytiques et d’hypnotiques

À l’inverse, les résultats témoignent d’une hausse de la délivrance de certains traitements lors de la première semaine post-confinement. C’est le cas notamment des anxiolytiques (+6,9%) et des hypnotiques (+1,2%). Si cette hausse est modérée, elle traduit des « conséquences sociales professionnelles et économiques » du confinement. En revanche, il n’y a pas d’évolution significative de la délivrance d’antidépresseurs post-confinement précise les auteurs.


"La surveillance réalisée par EPI-PHARE sera poursuivie jusqu’au retour à une situation normalisée." conclut le groupement d’intérêt scientifique.

 

Valentin Flamant

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