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Projet de loi ASAP : un renforcement de la vente des médicaments sur internet ? | Pharmaradio, votre dose d'information au quotidien | La Radio des Professionnels de la Pharmacie
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Publié le 12/02/2020

Projet de loi ASAP : un renforcement de la vente des médicaments sur internet ?

Mercredi 5 février, le Conseil des ministres a envisagé la possible vente de médicaments sur des plateformes en ligne dans le cadre de son projet de loi sur l’action publique. Dans le monde pharmaceutique, les avis fusent déjà.

Le projet de loi d’Accélération et de simplification des actions publiques vise à rapprocher l’administration du citoyen, à simplifier les démarches des particuliers et faciliter le développement des entreprises, en accélérant les procédures administratives.

Grande nouvelle pour les pharmaciens d’officine, le projet de loi entend aussi favoriser la vente de médicaments directement sur internet : « Il adapte également le régime applicable à la création de sites internet mutualisés pour la vente en ligne de médicaments par les pharmacies, ce qui leur permettra, tout en garantissant la sécurité de dispensation des médicaments, de développer leur activité et d’offrir aux français un accès plus rapide et moins coûteux à ces produits de première nécessité  », comme communiqué par le Conseil des ministres mercredi.

 

David contre Goliath : les pharmaciens contre Amazon

Les craintes se font déjà sentir concernant un possible délivrance de médicaments sur des sites internet. Certains s’imaginent le pire, l’achat des médicaments sur Amazon, en toute liberté et sans les moindres vérifications et dispositions. « Avec ce texte, on ouvre la voie à l'ubérisation de la pharmacie. Demain, si Amazon veut s'associer à un ou plusieurs pharmaciens diplômés, il pourra le faire et se lancer dans la vente en ligne de médicaments. On passe au stade de la marchandisation du médicament contre laquelle nous nous sommes toujours battus », confiait Gilles Bonnefond, président de l’USPO dans Le Parisien.

 

Le prolongement des premières ventes en ligne

En vérité, ce type de délivrance de médicaments existait déjà depuis 2013, mais d’une manière extrêmement réglementée. Elles sont aujourd’hui plus de 700 pharmacies françaises autorisées à vendre des médicaments depuis leur site. Cette pratique est encadré par le code de la santé publique, qui encadre les bonnes pratiques relatives à la dispensation et les règles techniques applicables aux sites internet de commerce électronique de médicaments. 

En France, les médicaments qui peuvent être commercialisés en ligne sont les médicaments non soumis à prescription obligatoire, c'est-à-dire qui peuvent être obtenus sans ordonnance. Il est par ailleurs interdit de vendre par Internet des médicaments soumis à prescription obligatoire. 

 

Un encadrement similaire

La ministre de la Santé Agnès Buzyn tente malgré toutes ces angoisses, de rassurer le monde de la pharmacie. Le Ministère assure que la plateforme sera "rattachée à la licence d’une officine et placée sous le contrôle du pharmacien ". Face à Jean-Jacques Bourdin sur RMC/BFMTV, la ministre n’a pas hésité à rappeler selon elle, toute l’importance et la nécessité d’un tel projet de loi dans un cadre évolutif : « faire évoluer le cadre ne veut pas dire traiter les médicaments comme n’importe quel autre produit. Leur vente restera à la main des pharmaciens d’officines ; ils ont un rôle essentiel de conseil auprès des Français et dans tout le territoire ».

 

Corentin Nadjar-Leguy

 

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