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Le nombre d’arrêts cardiaque à doublé pendant le confinement en région parisienne | Pharmaradio, votre dose d'information au quotidien | La Radio des Professionnels de la Pharmacie
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Publié le 03/06/2020

Le nombre d’arrêts cardiaque à doublé pendant le confinement en région parisienne

Selon une étude de l’Inserm les arrêts cardiaques survenus dans Paris et dans la petite couronne pendant les 6 premières semaines du confinement ont été deux fois plus fréquents que les années précédentes à la même période. Les auteurs avancent plusieurs éléments d’explications comme la saturation du système de soin ou l’interruption du suivi médical.

Les 51 jours de confinement auront décidément laissé des traces. Depuis quelques jours les études se multiplient pour analyser cette période exceptionnelle et les conséquences qu’elle a entrainées sur la santé des français.

Un enquête publiée dans le très sérieux Lancet Public Health s’est attachée à étudier l’impact du Covid-19 sur le nombre et le pronostic des arrêts cardiaques recensés en région parisienne. Le résultat est sans équivoque, entre les 16 mars et le 26 avril, 521 arrêts cardiaques ont recensés à Paris et dans la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). Ce chiffe correspond à un taux de 26,6 arrêts pour un million d’habitants, soit à peu de choses près le double du taux observé à la même période lors des 7 dernières années (13,4 pour un million d’habitants).

Autre conclusion inquiétante dressée par les chercheurs, seuls 12,8% des patients victimes d’un arrêt cardiaque étaient vivants à leur arrivée à l’hôpital, soit presque deux fois moins que les années précédentes (22,8%).

 

Comment expliquer cette surmortalité ?

Les auteurs relèvent plusieurs éléments pouvant permettre d’expliquer ces chiffres. Dans un premier temps, ils estiment que seulement un tiers du surplus de décès serait lié directement au Covid-19.

Alors pourquoi un taux de mortalité si élevé ? Si le profil des victimes n’a pas varié, le contexte, lui, s’est transformé. Plus de 90% des arrêts se sont produits à domicile, devant peu ou pas de témoins, réduisant ainsi la possibilité d’une réanimation cardio-respiratoire, et ce alors que les personnes victimes d’un arrêt cardiaque ont des chances de survie huit fois supérieures en cas de massage cardiaque rapide, précise l’Inserm.

Les auteurs avancent d’autres hypothèses, notamment « le suivi moins régulier des personnes cardiaques », « la saturation de la médecine de ville et des services préhospitaliers et hospitaliers », et « les changements comportementaux » lors du confinement.

Dans une moindre mesure, certains médicaments utilisés par les patients pour traiter le Covid-19 pourrait « éventuellement » avoir eu des « effets délétères »

Quoi qu’il en soit, cette étude permettra de tirer les leçons du confinement, comme l’explique Nicole Karam du Centre de Recherche Cardiovasculaire de Paris (Inserm/Université de Paris) qui a mené en partie ces travaux : “En pleine période de déconfinement, nos résultats permettent de mieux appréhender les conséquences de cette crise, les leçons à tirer, également pour mieux réagir en cas de 2ème vague. Ils rappellent qu’il est plus que jamais nécessaire de trouver un équilibre afin d’assurer outre la prise en charge de l’épidémie, le suivi des autres malades. Tout le monde est concerné”

 

Valentin Flamant

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