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Le masque de protection : utilisation et péremption | Pharmaradio, votre dose d'information au quotidien | La Radio des Professionnels de la Pharmacie
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Publié le 20/03/2020

Le masque de protection : utilisation et péremption

Pénuries de masques, mesures exceptionnelles, vendeurs de masques en tous genres : 2 mois de péripéties autour d’un objet aussi simple soit-il. Au fond, comment se caractérise-t-il ?

On le reconnaît plutôt facilement. Une matière blanche ou bleue qui s’attache au visage à l’aide d’élastiques à chacune de ses extrémités : le fameux masque de protection, l’objet phare d’une période épidémique nourrissant bien souvent des comportements qualifiés de psychotiques et d’anxiogènes, qui conduisent à des achats à outrance. Le résultat, une pénurie d’une grandeur inouïe, prenant des proportions qu’il aurait été difficile d’imaginer.

Pourtant, dès l’apparition de l’épidémie Covid-19, le Ministère des Solidarités et de la Santé a publié plusieurs recommandations d’hygiène et notamment des recommandations à l’égard de l’achat et du port des masques.Dans ces recommandations, le Ministère précise d’emblée que « l’utilisation des masques chirurgicaux par la population non malade est exclue ». Instruction qu’Olivier Véran le ministre lui-même a rappelé a maintes reprises. Mais il faut croire que la majorité des acheteurs de masque est passée outre ces consignes, ce qui a eu pour effet d’engendrer une remarquable pénurie dans les officines. Une pénurie pour laquelle le gouvernement avait décidé de prendre des mesures de grande nécessité.

Dernièrement, une telle pénurie a rendu certains esprits fourbes, particulièrement inventifs. Cela a d’abord commencé en Italie avec un réseau de circulation et de vente de faux masques, qui ont été depuis saisis par les autorités. Du côté de la France, des individus encore plus futés, qui avaient effacé la date de péremption de 40 000 masques au dissolvant de façon à pouvoir les vendre à des grossistes notamment. Si les receleurs ont depuis été depuis arrêtés, certains individus ont appris que les masques comportaient une date limite d’utilisation, ce qui a levé certaines interrogations.

 

Principe de péremption

Inutile de rappeler que le monde médical distingue deux types de masques, rappelés par le Ministère de la Santé : le FFP2 réservés exclusivement aux personnels hospitaliers, formé, en contact étroit et prolongé avec des cas confirmés et qui réalisent des gestes médicaux invasifs (soins intensifs). Le masque anti-projection dit « chirurgical » permettant de réduire la diffusion des particules potentiellement infectieuses et protège les personnes et l’environnement.

Une histoire bien particulière a fait écho sur les réseaux sociaux. Celle d’un lot de masques envoyés à une officine par le gouvernement censés se périmer en Mars 2020. On y voit une pharmacienne, attrapant une boîte de masques, fraichement sortie d’un carton :

 

Si la pharmacienne qui a publié cette vidéo est inquiète de la situation, la Direction Générale de la Santé publique a rapidement affirmé que les masques étaient destinés à une utilisation immédiate face au contexte exceptionnel : « Comme ces masques étaient urgents et avaient vocation à être utilisés immédiatement, la question de leur date de péremption en mars ne se pose pas vraiment ».

D’après l’institut national de recherche et de sécurité, la durée d’utilisation d’un masque est réglementée selon différentes conditions. Un masque chirurgical est conçu pour un usage unique, ce qui signifie qu’il doit être changé dès qu’il devient humide et au moins toutes les 4 heures.

Ainsi, après retrait, le masque ne doit pas être réutilisé. La durée de port doit être conforme à la notice d’utilisation. Différents marquages doivent être visibles sur les masques ou leur emballage. Les masques chirurgicaux doivent porter sur leur emballage : le marquage CE, la référence datée de la norme EN 14683, le type du masque (type I, II, IIR).

Les masques de protection respiratoire FFP doivent porter, sur les masques et l'emballage, les indications suivantes : le marquage CE (sigle CE suivi du numéro de l’organisme notifié chargé de suivre la qualité de la fabrication), le numéro et l’année de la norme correspondant au type d’appareil (EN 149 +A1 :2009), et enfin la classe d’efficacité (FFP1, FFP2 ou FFP3).

D’ailleurs, lors de la grippe H1N1, le Ministère de la Santé avait publié un document d’information relatif à la gestion des patients en période épidémique. Le document aborde notamment les situation d’utilisation d’un masque, selon se type et sa date de péremption.

 

Corentin Nadjar-Leguy

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