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Le Gouvernement prévoit la fin de l'ordonnance pour certains médicaments | Pharmaradio, votre dose d'information au quotidien | La Radio des Professionnels de la Pharmacie
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Publié le 06/01/2020

Le Gouvernement prévoit la fin de l'ordonnance pour certains médicaments

En 2020, le Gouvernement devrait autoriser toutes les pharmacies à délivrer certains médicaments sans ordonnance. Une mesure qui vise à dépanner les malades et à soulager des services surchargés.

 

Désormais, le pharmacien pourrait lui-même prescrire des médicaments au même titre qu’un médecin traitant. C’est ce que veut impulser la mesure du Gouvernement, qui viendrait donc ajouter une certaine responsabilité aux pharmaciens. Pour l’heure, cette nouvelle dispensation n’est requise que pour des cas d’urgence, et surtout des problèmes du quotidien. En effet, les traitements ne pourront être délivrés sans ordonnance que dans le cas d’infections urinaires, d’angines et des conjonctivites. En fonction de la douleur du patient, il sera aussi possible pour le pharmacien d’adapter le dosage de certains médicaments comme les anti-inflammatoires.

 

"Il ne s’agit pas pour le pharmacien de se substituer au médecin"

Bien évidemment, cette dispensation déplait à certains médecins dans la mesure où les pharmaciens peuvent prendre des décisions à leur place. Mais le député LREM de Charente et rapporteur général du projet de loi Santé, Thomas Mesnier, rappelait en mars dernier qu’une telle décision cherche avant tout à réguler les services : « En tant qu’urgentiste, je connais bien la situation. Ces maux bénins ne nécessitent pas les urgences, bien souvent même pas de consultation médicale. Il ne s’agit pas pour le pharmacien de se substituer au médecin ou de faire de la médecine au rabais. Ce sera la même qualité de soins, mais délivrés autrement. »

Par ailleurs, tout ne se fera pas dans le dos des médecins. Il ne faut pas oublier que la mesure reste encadrée par la Haute Autorité de Santé, qui prévoit d’ores et déjà que les pharmaciens suivent une formation spécifique et qu’ils aient l’obligation d’informer le médecin traitant pour tout médicament délivré. Voilà qui devrait pouvoir rassurer un maximum tous les médecins qui décrient cette mesure.

 

Corentin Nadjar-Leguy

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