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Encadrement de la dispensation des substituts nicotiniques à l’officine | Pharmaradio, votre dose d'information au quotidien | La Radio des Professionnels de la Pharmacie
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Publié le 28/04/2020

Encadrement de la dispensation des substituts nicotiniques à l’officine

Pour éviter la ruée sur les substituts nicotiniques en pharmacie, l’arrêté du 23 avril 2020 restreint provisoirement les modalités de dispensation de ces médicaments jusqu’au 11 mai.   

 

Les conclusions d’une enquête transversale, conduite par plusieurs chercheurs de l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière, à Paris, et précisant que la nicotine pourrait jouer un rôle bénéfique dans la protection contre le coronavirus, ont mis le feu aux poudres. En conséquence, le ministre de la Santé, Olivier Véran, et le Directeur général de la santé (DGS), Jérôme Salomon, ont dû réagir en appelant à la prudence et légiféré en limitant provisoirement la dispensation de substituts nicotiniques à la vente en pharmacie.

 

 

Éviter toute utilisation hors-AMM 

 

L’arrêté du 23 avril prend des dispositions provisoires pour encadrer plus strictement la dispensation de spécialités à base de nicotine jusqu’au 11 mai. Ces dernières sont commercialisées sous diverses formes pharmaceutiques : patchs, gommes à mâcher, comprimés…  

La première mesure vise à limiter leur dispensation à un mois de traitement au maximum. La seconde prévoit que soit systématiquement enregistré dans le Dossier pharmaceutique (DP) du patient le nom de la spécialité dispensée, ainsi que le nombre de boîtes remises, et ce, qu’il y ait une prescription médicale, ou non. Par ailleurs, il a été précisé que la vente en ligne de substituts nicotiniques est suspendue jusqu’au 11 mai.

Cette décision vise à garantir l’approvisionnement continu et adapté de ces médicaments pour répondre au besoin de sevrage tabagique, comme l'a rappelé l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans un point du 24 avril

 

 

Appel à la prudence

 

Si la piste est jugée intéressante par les autorités sanitaires, la prudence reste de mise. Dans un point presse donné mercredi, le DGS a expliqué qu’il était important de ne pas confondre « hypothèse scientifique et fait établis. Les fumeurs présentent des cas graves de covid ». Il a notamment rappelé toute la prudence à avoir dans l’interprétation de ces études observationnelles, « notamment parce que le taux de tabagisme varie en fonction des pays, du sexe et de l’âge ». Pour vérifier ces faits, des protocoles ont été déposés avec différentes approches thérapeutiques et populations cibles. 

 

 

Message de santé publique 

Jérôme Salomon a réaffirmé que « la lutte contre le tabagisme est une priorité absolue de santé publique ». Il ne faudrait pas oublier que le tabac tue, causant en France chaque année près de 75 000 décès. Se remettre à fumer est, bien entendu, fortement déconseillé, redit le DGS. Les Français ne devraient en aucun cas s’automédiquer avec les substituts nicotiniques, non dénuées d’effets secondaires, dont les vomissements et addictions a-t-il cité.

Les chercheurs l’ont rappelé : « Tout est question de balance bénéfice/risque ». Ils suggèrent par ailleurs que la nicotine pourrait ne pas être la seule substance à jouer un rôle actif sur les récepteurs nicotiniques et donc à empêcher sur un principe biologique similaire la propagation du virus.

 

 

 

Raphaëlle Bartet 

 

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