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Des thérapeutes hors-la-loi ? | Pharmaradio, votre dose d'information au quotidien | La Radio des Professionnels de la Pharmacie
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Publié le 23/12/2019

Des thérapeutes hors-la-loi ?

La semaine dernière, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a publié les résultats d’une enquête réalisée auprès des plusieurs thérapeutes. 2 tiers d’entre-eux auraient des pratiques douteuses, et parfois illégales.

 

Le mois dernier, l’observatoire du parcours de soin des français révélait qu’ils étaient en moyenne 75% à apprécier les médecines douces ou à les voir positivement.

La DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a ainsi souhaité vérifier les conditions d’exercice de ce type de médecines. L’idée était précisément de contrôler la loyauté des pratiques commerciales et le respect de leurs conditions par des professionnels pratiquant des « médecines douces » ou « non conventionnelles ».

Dans son enquête lancée en 2018, la DGCCRF s’est intéressée à 675 praticiens dont des naturopathes, aromathérapeutes, hypnothérapeutes, acupuncteurs, auriculothérapeutes et réflexologues.

 

Quelques manquements non négligeables

Les résultats de l’enquête ont relevé 68% d’anomalies chez les praticiens, un constat qui n’est pas des moindres pour un secteur qui reste assez récent en France. Finalement, qu’est-ce qui semble pêcher ?

L’observatoire du parcours de soin des français avait déjà soulevé le problème : Ils étaient 56% à se sentir mal informés sur ce type de médecine, à proprement parler sur les formations, les compétences et tout simplement les services proposés. De telles carences peuvent rapidement semer le doute ou entrainer de nombreuses infractions. Afin de s’assurer de la réalité des conditions d’exercice des praticiens, les contrôles ont eu lieu de manière inopinée. Dans la réalité, au moins 2 tiers des professionnels ont démontré une méconnaissance de la réglementation avec des pratiques commerciales déloyales, l’exercice illégal de la médecine et une information du consommateur insuffisante.

Dans leurs manquements à la loi, ces praticiens n’hésitent pas à faire des allégations médicales, employant des termes médicaux à outrance et s’attribuant certaines compétences sans les justifications requises. Ces mêmes praticiens peuvent même aller jusqu’à se prétendre certifiés, agrées et diplômes, sans avoir de réels documents officiels en leur possession. S’ajoute à cela une dizaine de cas d’exercices illégaux qui avaient été transmis au procureur de la République.

Aujourd’hui, internet et le biais principal pour les patients en quête d’information. Pour répondre à leurs interrogations, des sites de référencement ou bien des sites personnels ouverts par les praticiens en question. Là encore, plusieurs anomalies ont été relevées, à savoir la présence de clauses abusives et illicites dans les conditions générales de vente (CGV) et l’absence d’information relative à la possibilité de recourir à un médiateur de la consommation ou des mentions légales incomplètes.

Les dernière défaillances concernent les produits vendus et les modalités de paiement. La loi prévoit une obligation de remise d’une note de paiement avec un affichage du prix, lorsque le service excède 25 euros. Pourtant, plusieurs praticiens parmi les 2 tiers de cas alarmants ne semblent pas tenir compte de ces réglementations. Le même type de manquements a été constaté dans des cas où le praticien se déplaçait chez le patient. D’ailleurs, l’étiquetage des produits vendus, notamment par des aromathérapeutes, est incomplet concernant l’information sur leur prix et leur composition.

 

Un nombre croissant de français se tourne vers les « médecines douces » ou « non-conventionnelles », c’est un fait. La démarche de la DGCCRF a permis de mettre en perspective que ces secteurs gardent un certain flou et de certaines défaillances chez certains des praticiens. Néanmoins, il ne s’agit pas de diaboliser ces pratiques émergentes, mais bel et bien d’envisager un meilleur suivi pour davantage de rigueur et de respect des réglementations.

 

Corentin Nadjar-Leguy

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