X



J'ai déjà un compte

Bonjour et bienvenue,

Dans un instant, vous ferez partie de la communauté Pharmaradio, le média à destination exclusive des professionnels de la santé.
Inscrivez-vous immédiatement pour bénéficier gratuitement d'un média professionnel, moderne et complet.

Direct, podcasts, newsletter, chroniques, infos, à entendre, lire et réécouter... Toute l'actualité de votre profession à votre disposition immédiate sur votre smartphone, tablette ou ordinateur...
Rejoignez-nous !
PLAYER LIVE
Écouter maintenant
La Matinale du lundi 1 juin 🎙💊
Business Review
Business Review par Jean-Yves Mairé Lundi 1 Juin
ÉCOUTER
Innovation
Innovation - Nicolas Latour
ÉCOUTER
PharmaNews
Les pharmanews de Raphaëlle Bartet du Lundi 1 Juin
ÉCOUTER
Flash Info Pharma
Le point sur l'actualité de la profession du Lundi 1 Juin 2020
ÉCOUTER
Interviews
Dr Jean-Baptiste Méric - Institut national du cancer
ÉCOUTER
Focus
Analyse du plan de déconfinement, 2ème étape
ÉCOUTER

Articles

Voir plus d'articles

Émissions

Voir plus d'émissions

Podcasts

Voir plus de podcasts
Coronavirus : Alerte à la pénurie de masques hygiéniques ! | Pharmaradio, votre dose d'information au quotidien | La Radio des Professionnels de la Pharmacie
article
Publié le 03/04/2020

Coronavirus : Alerte à la pénurie de masques hygiéniques !

Depuis l’annonce des premières contaminations par le Sars-Cov-2 en France le 24 janvier 2020, des pharmacies ont déjà été prises d’assaut par des affolés en quête de masques hygiéniques. Pour les pharmacies dévalisées, un nouvel approvisionnement semble maintenant difficile.

Ils se vendent comme des petits pains ! Déjà 3 cas de patients contaminés par le Coronavirus en France, que la foule semble se ruer dans les officines dans l’espoir de trouver le moyen de se protéger au mieux. Aussi appelé « Cov » par les scientifiques, le Coronavirus correspond à une infection respiratoire et pulmonaire à haut risque.

Le saint-graal de ces patients apeurés, c’est donc le masque hygiénique, parfois même le masque chirurgical, censé les protéger du contact avec les foules, les touristes, ainsi que les usagers dans les transports.
Quelques jours ont suffi pour mettre à mal les quelques stocks dans beaucoup d’officines. Plus qu’un succès pour de nombreuses pharmacies, c’est une véritable explosion des ventes dans les métropoles.

 

Une vague de panique, ici et là...

Les premiers et principaux acheteurs compulsifs de masques sont les touristes. Des individus du monde entier, de passage en France, qui mettent toute leur énergie pour dénicher un maximum de masques. Les officines les plus touchées par ces ventes intensives sont celles situées dans les métropoles, la capitale et en particulier dans les zones touristiques : Principalement celles du 5ème, 6ème et 7ème arrondissement de Paris qui ont déjà été réquisitionné par des centaines de touristes asiatiques. Viennent aussi les pharmacies dans les gares et les aéroports, notamment celle du terminal 2 de l’aéroport Charles de Gaulle qui accueille les vols en provenance de Chine.

Deuxième vague, celle des français qui veulent éviter à tout prix de finir comme leurs 3 compères déjà infectés par le Coronavirus : « J’en ai acheté 6 dimanche, pour mon copain et moi, puis le reste pour avoir des réserves. On ne sait pas comment cela va évoluer au final », explique une parisienne du 11ème arrondissement. En clair, voilà des masques que les patients s’arrachent, pour eux, pour leurs réserves, et même pour leurs proches: une situation si peu commune, qu’aucune pharmacie ne s’y était véritablement préparée.

 

Des quantités très limitées

La situation est d’autant plus surprenante qu’elle affole les pharmacies. Ces dernières ne semblaient pas avoir anticipé le coup. Pour sûr, certaines ont même été dévalisées au point d’être en rupture de stock : « C’était impressionnant, hier nous avons dû vendre une cinquantaine de masques en seulement quelques heures. Je suis plutôt surprise de voir une telle panique chez les patients », confie une pharmacienne au Trocadéro.

Le problème étant que les officines n’auraient pas pu prévoir de la marge, dans la mesure où elles ne disposent que d’un stock restreint comme l’explique Philippe Besset, président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France : « Les pharmacies ont peu de stock de ce type de masques de protection, car ce n’est pas un produit très demandé, à part peut-être lors des épidémies de grippe, dans les familles où il y a de jeunes enfants ».

Le plus souvent, les pharmacies n’en possèdent que quelques dizaines tout au plus, puisque le masque hygiénique reste un outil d’extrême urgence. Pour l’instant, la situation n’est pas considérée comme dangereuse, du moins pas selon la Haute Autorité de Santé qui n’a pas donné la moindre consigne concernant le port du masque en cas d’épidémie. Elle semble raisonner dans la logique de la Ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn : « Aujourd’hui, il n’y a aucune indication à acheter des masques pour la population française. Les masques bleus, qu’on appelle les masques chirurgicaux et qu’on voit sur les photos, sont des masques qu’il faut mettre quand on est malade pour éviter d’envoyer des microbes à son entourage », confiait-elle lors d’un micro tendu au Ministère.

Il existe 3 type de masques qui peuvent varier en moyenne de 5 à 40 euros selon la Haute Autorité de Santé : FFP1, FFP2 et FFP3, plus ou moins filtrants contre les poussières, fumées ou aérosols non toxiques et toxiques, ainsi que contre les virus. Bien souvent, aucune officine n’est vraiment équipée de tous ces types de masques.

Quoi qu’il en soit, ces ruptures de stocks ne sont pas sans conséquences et soulèvent plusieurs questions, notamment celle de l’approvisionnement, à laquelle la Ministre Agnès Buzyn assure qu’il y a de la marge : « Nous avons des dizaines de millions de masques en stock en cas d’épidémie. Si un jour nous devions proposer à telle ou telle population ou personne à risque de porter des masques, les autorités sanitaires distribueraient ces masques aux personnes qui en ont besoin ».

D’ailleurs, si la Ministre a déclaré qu’il n’y avait pas d’inquiétudes à avoir concernant le Coronavirus, les patients semblent rester majoritairement peu confiants face aux plus de 4000 cas officiellement confirmés par les autorités Chinoises et l’Organisation Mondiale de la Santé hier.

 

Corentin Nadjar-Leguy

Réagissez à l'émission
Envoyez vos commentaires à la rédaction.
Nous interagissons avec vous, les messages sont reçus en direct dans le studio !

 
Message :

🔴 ON AIR