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VIH à l'officine | Pharmaradio, votre dose d'information au quotidien | La Radio des Professionnels de la Pharmacie
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Publié le 13/12/2018

VIH à l'officine

VIH à l'officine : la dispensation des antirétroviraux

 

En 20 ans, la stratégie thérapeutique des patients infectés par le VIH a été bouleversée par l'arrivée de nouvelles générations de médicaments antirétroviraux, plus efficaces et mieux tolérés. La plupart de ces médicaments est aujourd'hui disponible en pharmacie.

 

On estime que 150 000 personnes sont infectées par le VIH en France (2017). Parmi eux, 120 000 reçoivent un traitement antirétroviral, pour maîtriser l'infection et permettre de maintenir une charge virale indétectable sur le long terme. « D'une manière générale, toute personne dépistée doit être traitée ; cette démarche est importante pour l'individu et sa santé, mais également pour réduire le risque de transmission au sein de la population », souligne le Dr Didier Jayle, praticien hospitalier à l'hôpital européen Georges Pompidou et référent en matière de VIH. 

 

Un traitement mieux toléré et une stratégie allégée

 

Le traitement contre l'infection antivirale repose depuis les années 1990 sur l'administration de médicaments antirétroviraux. Mais en 20 ans, la stratégie thérapeutique a fortement évolué grâce à une meilleure connaissance de la maladie, et aux nouvelles molécules disponibles. « Entre les premières générations d'antirétroviraux et les médicaments disponibles aujourd'hui, c'est un peu le jour et la nuit », confie Didier Jayle, praticien hospitalier, hôpital Georges Pompidou, directeur de publication de VIH.org. « Le traitement s'est simplifié ; avec un seul comprimé par jour, on obtient une très bonne efficacité et une bien meilleure tolérance, ce qui est essentiel pour la qualité de vie des patients ». L'arsenal thérapeutique se compose aujourd'hui de 3 grandes classes fréquemment utilisées, et dont le mode d'action vise les enzymes du virus : les inhibiteurs de la transcriptase inverse (nucléosidique ou non nucléosidique), les antiprotéases, et les les anti-intégrase. « Au cours des dernières années, on s'est rendu compte qu'on pouvait réduire le traitement (diminution de dose et de principes actifs) tout en maintenant l'efficacité. En traitement d'entretien, il est donc envisageable, au cas par cas, de revenir à des bithérapies, voire à des monothérapies », explique Didier Jayle. Cette stratégie d'allègement permet de limiter les effets secondaires, et les coûts, tout en garantissant une efficacité suffisante. 

 

A l'officine, l'accompagnement repose sur l'expertise pharmaceutique et l'échange 

 

En 2018, les médicaments contre le VIH sont quasi tous disponibles à l'officine, même les nouvelles spécialités. Pour aider les pharmaciens d'officine à se former à leur dispensation et à l'accompagnement des patients séropositifs, la SFLS (Société française de lutte contre le SIDA) s'est doté d'un groupe de pharmaciens auquel contribue activement Bruno Laurandin, titulaire à Suresnes : « il y a un particularisme lié au traitement du VIH qui nous impose, à nous professionnels de santé, de nous former continuellement. Au comptoir, nous devons apporter notre expertise technique sur le médicament, notamment être vigilants aux interactions ou aux effets secondaires, et à l'observance (surtout en traitement d'attaque) ». En particulier, le ténofovir (TRUVADA) et les AINS sont contre-indiqués en raison d'un risque accru de toxicité rénale ; autre interaction à identifier, le ritonavir ou le cobicistat (utilisés comme boosters) peuvent potentialiser l'activité du sildénafil, exposant le patient à un risque de priapisme. D'autres interactions avec le jus de pamplemousse et le millepertuis existent mais à moindre mesure. « Outre le bon usage du médicament, il y a aussi et surtout la dimension humaine à ne pas négliger : un patient VIH est un patient normal, comme n'importe quel autre patient ayant une maladie chronique », ajoute Bruno Laurandin. Dans le cadre de la lutte contre le VIH, les pharmaciens ont aussi un rôle dans la prévention et le dépistage, avec la mise à disposition de la PrEP (prophylaxie préexposition) et des autotests. 

 

David Paitraud, docteur en pharmacie

 

 

Pour aller plus loin 

Sur SFLS.aei.fr (Société française de lutte contre le SIDA- Groupe pharmaciens) 

http://www.sfls.aei.fr/sfls/association/commissions/Commission-pharmaciens-medicaments

 

Sur VIH.org : Le VIH en 2017, les clés pour comprendre

http://vih.org/sites/default/files/fichierattaches/vih2017.pdf

 

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