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Patients alcoolo-dépendants | Pharmaradio, votre dose d'information au quotidien | La Radio des Professionnels de la Pharmacie
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Publié le 07/03/2019

Patients alcoolo-dépendants

 

On estime qu'un à deux millions de français souffrent de dépendance à l'alcool. Aujourd'hui, l'alcoolisme est reconnu comme une maladie, ce qui a permis de faire progresser sa prise en charge. Pourtant, cette addiction reste le parent pauvre de la santé, doublé d'un retentissement social très fort.

 

« L'alcoolisme est une maladie fréquente, chronique, insuffisamment enseignée, et qui met en difficulté les patients, leur entourage et les professionnels de santé », souligne d'emblée le Professeur Maurice Dematteis, chef du service d'addictologie du CHU de Grenoble-Alpes. Pour lui, le pharmacien d'officine est un maillon important dans le parcours de soin du patient alcoolique, ce qui implique de connaître cette maladie pour faciliter l'échange et le soutien. Un soutien que Laurence Cottet, ancienne malade, aurait aimé recevoir lorsqu'elle franchissait la porte d'une officine. « Quand j'étais malade, je me présentais timidement au comptoir, tendais mon ordonnance et l'échange se limitait à cela », regrette-t-elle. Une détresse invisible, ou une détresse qu'on ne veut pas voir faute de savoir comment la soulager ? Guérie, Laurence Cottet est devenue patiente experte pour aider les autres malades, et aider les professionnels de santé à mieux connaître cette maladie, au-delà de la théorie et de l'expertise : « depuis que je suis patiente experte, j'ai rencontré des pharmaciens et d'autres professionnels de santé. J'ai compris qu'il existait une méconnaissance de l'alcoolisme ». Pour le Pr Dematteis, le patient expert offre une complémentarité entre le soignant et le patient, « permettant d'améliorer les pratiques médicales, de mieux comprendre ce que le malade ressent, et in fine de proposer une prise en charge adaptée ». Karine Laurent, docteur en pharmacie et très engagée en addictologie, appelle quant à elle l'équipe officinale à se former pour déstigmatiser les personnes souffrant d'alcoolisme : « le dialogue avec les patients peut passer par le relais d'actions comme le mois sobre, version française du Dry January. J'engage l'équipe officinale à aller voir cette opération portée par Laurence Cottet sur le réseau social Facebook ».  

 

L'objectif thérapeutique au cas par cas

 

Côté traitement, l'arsenal thérapeutique s'est enrichi ces dernières de plusieurs médicaments. « Cette diversification médicamenteuse nous permet d'affiner la prise en charge en fonction du profil de patient. Le fait d'avoir une palette plus large permet aussi de répondre au plus grand nombre de patients », explique le Pr Maurice Dematteis. Parmi ces médicaments, le baclofène symbolise un nouveau mode de prise en charge, reposant sur une stratégie de réduction de la consommation plutôt qu'un arrêt total. « Le baclofène répond aux deux situations mais la réduction est l'objectif thérapeutique le plus accessible. Cela a permis de multiplier par deux les patients sous traitement ». Pour les patients sous baclofène, les points de vigilance lors de la dispensation à l'officine sont le repérage des effets indésirables, telles que la sédation, les vertiges. « Le pharmacien peut rechercher les associations médicamenteuses pouvant aggraver ces effets indésirables, comme les BZD », explique Maurice Dematteis. Le traitement par baclofène nécessite une introduction progressive, par palier de doses en fonction des objectifs souhaités. De même, l'arrêt doit se faire en diminuant les doses, afin de minimiser le risque de syndrome de sevrage.

 

David Paitraud

 

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