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La chimiothérapie s’apprête à laisser sa place pour de bon | Pharmaradio, votre dose d'information au quotidien | La Radio des Professionnels de la Pharmacie
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Publié le 03/07/2019

La chimiothérapie s’apprête à laisser sa place pour de bon

Actuellement le traitement le plus utilisé pour les tumeurs cancéreuses, la chimiothérapie a donné son temps et ses déceptions. La recherche progresse sans cesse, faisant évoluer la chimiothérapie, et faisant même émerger des alternatives. 

 

Un cauchemar pour certains et pire, un enfer pour d’autres. En tant que traitement à part entière, la chimiothérapie est incontournable pour tous les patients atteints d’un cancer. Cela consiste à administrer des médicaments chargés d'éliminer les cellules à développement rapide, caractéristiques du cancer. 

La chimiothérapie peut être utilisée seule ou en association avec d'autres traitements anti-cancer, on en trouve alors 2 types :  D’abord la chimiothérapie néo-adjuvante qui s'administre avant une chirurgie ou une radiothérapie, ayant pour but de diminuer la taille de la tumeur. Puis, la chimiothérapie adjuvante qui s'administre après une chirurgie ou une radiothérapie, pour éliminer les éventuelles cellules cancéreuses résiduelles. Cela dit, un problème en entrainant souvent un autre, ce traitement anti-cancer de référence ne séduit plus les médecins comme les patients. 

 

La chimiothérapie a ses mauvais effets 

Tu vas devoir faire de la chimio ? Bon courage, il va falloir être fort. Si beaucoup de réticences se font sentir autour de ce type de traitement, ce n’est pas anodin. Les médicaments de chimiothérapie s'attaquent à toutes les cellules à développement rapide. Ils ne font pas la différence entre les cellules cancéreuses et les cellules saines, celles de la peau, des cheveux, de la muqueuse de la bouche, ainsi que de la moelle osseuse qui fabrique les globules du sang. Le résultat, plusieurs effets secondaires sur le corps, et pour sûr, la liste est longue. La première chose à laquelle on pense quand on entend « chimio », c’est évidemment la perte des cheveux. Les autres effets sont variés : nausées, vomissements, constipation diarrhée, et bien plus encore. Mais un des plus importants pour notre organisme est la baisse des globules blancs et rouges. En s’accélérant, la recherche commence à laisser place à plusieurs alternatives sans risques d’effets secondaires pour le patient. 

 

« Nous allons faire reculer les thérapies toxiques » 

Lorsqu’il s’agit de proposer un traitement adapté et sans contraintes pour le patient, l’innovation est la bienvenue. Elle permet aux chercheurs et médecins de voir toujours plus loin. Et si par exemple la chimiothérapie pouvait ne présenter aucun effet secondaire ? C’est ce sur quoi travaillent des chercheurs Allemands avec la PIPAC (Chimiothérapie IntraPéritonéale Pressurisée par Aérosols), qui est apparue en 2013. Le principe de cette méthode est de vaporiser de la chimiothérapie directement dans l’abdomen d’un patient lors d’une laparoscopie (cœlioscopie de l’abdomen) sous forme d’aérosol. Cela permet d’éviter tous types d’effets secondaires, du fait que le produit passe directement dans le sang. 

Cette technique n’a pour l’instant été réservée qu’aux cancers gynécologiques ou digestifs. Néanmoins, elle pourrait très bientôt se développer pour le traitement de d’autres types de cancers. Qui plus est, le chimiothérapie par aérosol est moins couteuse, ce qui présente un réel avantage quand on sait que les cancers représentent près de 10% des dépenses santé en France. Il s’agit donc d'une excellente alternative qui est pour l’instant pratiquée dans 7 hôpitaux français : Beaucoup de médecins sont déjà persuadés que c’est avec ce type de traitements que « nous allons faire reculer les thérapies toxiques » qui sont insupportables pour un patient. C’est en tout cas ce qu’affirme Kathy Albain, une oncologue américaine. 

 

Un avenir sans chimiothérapie ? 

Bien sûr, la médecine progresse constamment et cette fois-ci, les progrès les plus prometteurs proviennent du travail des chercheurs en bionanotechnologies et en nanomédecine à Haïfa en Israël. Ces progrès, ce sont ceux de la nanothéranostique qui est un domaine de la médecine combinant la thérapie et le diagnostic à une échelle nanodimensionnelle. La maladie est alors traitée par des petites particules magnétiques : Les nano-aimants. L’idée est de créer des chaînes de ces nano-aimants et de les guider par un champ magnétique vers la tumeur. Ce dernier peut être alors inversé, créant une surchauffe des aimants et la mort des cellules cancéreuses. 

Cette nouvelle thérapie pourrait bien s’avérer être la meilleure alternative à la chimiothérapie, notamment parce qu’elle utilise des éléments non toxiques et compatibles avec l’organisme humain comme l’affirme les chercheurs : « Les nanomatériaux ultrapurs et biodégradables que nous utilisons permettent de trouver même les tumeurs les plus réduites et de les détruire, le tout suivi de l’évacuation totale des nanoparticules de l’organisme sans effets secondaires. Sachant que l’évacuation est prise en charge par les reins, ce qui est plus sûr que l’évacuation par le foie ». 

Si la recherche avance, la médecine pour combattre le cancer ne cesse d’entrevoir de nouvelles perspectives, permettant de s’écarter de plus en plus de la chimiothérapie. 

 

 

Par Corentin Nadjar-Leguy

 

 

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