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La boulette de Paul Hudson ne doit pas masquer les vrais débats | Pharmaradio, votre dose d'information au quotidien | La Radio des Professionnels de la Pharmacie
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Publié le 27/05/2020

La boulette de Paul Hudson ne doit pas masquer les vrais débats

En déclarant que le gouvernement américain « a le droit aux plus grosses précommandes », de son vaccin contre le covid-19 s’il s’avérait efficace, Paul Hudson a provoqué un mouvement d’indignation nationale. 

 

D’un point de vue de communication, il s’agit d’une grosse boulette. Paul Hudson vient de comprendre tout le génie français pour la dispute et pourquoi le coq est l’emblème du pays. 

 

Jeudi 14 mai, Serge Weinberg, Président du Conseil d’administration de Sanofi, est sorti  d’un silence quasi historique pour venir sur le plateau de France 2 tenter de recoller les morceaux.

 

Il a tout d’abord défendu son CEO avec un habituel laïus : « ses propos ont été déformés avec un titre mensonger ». Le voilà rassuré, il n’est pas Licencié. Puis la réassurance en expliquant qu’aucun pays n’aura d’avance particulière. Même si, une minute plus tard, il décrète que tout « ce qui sortira des usines américaines sera une priorité pour le marché américain ». En somme, si Paul Hudson a fait une erreur de communication et s’est mal fait comprendre, le fond reste le même, ce qui est tout à fait logique. 

 

 

Des partenariats pour la recherche sur les vaccins

 

Sanofi travaille en effet depuis longtemps aux États-Unis avec plusieurs biotech comme Regeneron et, plus récemment, Translate Bio avec qui il développe un nouveau vaccin à ARNm contre le COVID-19. Dès le 18 février le groupe Français annonçait un partenariat de développement avec l'Autorité pour la recherche et développement avancés dans le domaine biomédical, Le Barda. 

 

Il existe un « partenariat de longue date liant Sanofi à cette autorité », expliquait alors le vice-président exécutif et responsable de Sanofi Pasteur, David Loew.

 

Un partenariat sonnant et trébuchant puisque cette agence avait déjà versé à Sanofi 226 millions de dollars en décembre 2019 pour investir dans les vaccins contre la grippe et une trentaine de millions il y a encore quelques semaines. En 2016 déjà, Sanofi avait reçu 43 millions de dollars pour des recherches sur un vaccin contre le ZIKA. Et jeudi, Serge Weinberg a expliqué que la Barda avait donné 400 millions de dollars aux industriels pour faire de la recherche sur les vaccins…

Comme le dit Paul Hudson à l’agence Bloomberg ; « ils ont investi pour essayer de protéger leur population". C’est en fait un partage des risques.

 

D’autant que, comme l’a précisé  le directeur général  de Sanofi en France, Olivier Bogillot,  tout le monde aura accès au vaccin. 

 

 

Des fonds publics sous forme de crédit impôts recherche. 

 

Dans le monde du vaccin, il est fréquent que les frais de recherches soient partagés entre le public et le privé car les risques sont énormes. 

 

D’autre part, personne n’est venu pleurer quand Sanofi a perdu plus d’un milliard et demi de dollars quand son vaccin contre la dengue s’est révélé inefficace après dix années de recherche. 

 

Qu’ont fait l’Europe et la France pour ne pas avoir été capables de monter un partenariat avec Sanofi pour accélérer la mise au point de ce développement ?

 

Comme le laissait entendre Olivier Bogillot : « Les Américains sont efficaces en cette période. Il faut que l’UE soit aussi efficace en nous aidant à mettre à disposition très vite ce vaccin ». 

 

Il a fallu attendre le 4 mai pour que l’Europe lance un appel aux dons afin de récolter 7,4 milliards d’euros pour la recherche.  

Il est vrai que le gouvernement avait d’autres priorités, et que, sans doute en France, l’industrie pharmaceutique n’est pas un allié « honorable ». 

 

Pendant ce temps, Paul Hudson discutait avec les États- Unis et le Président Trump nommait l’ancien N°2 mondial de GSK, Moncef Slaoui pour diriger le plan vaccin aux États-Unis. 

J’attends impatiemment de voir un ancien patron de laboratoire nommé aux côtés d’Olivier Véran ou à l’Élysée pour prendre en main le dossier de la production pharmaceutique en France. 

 

En Angleterre, le gouvernement n’a pas autant d’états de belles âmes.  Dès le mois dernier, il a signé un accord avec Astra Zeneca et Oxford Institute pour une production de vaccins qui servirait d’abord le pays. Pourquoi n’en avons-nous pas été capable en France ? 

 

Les discussions continuent en France entre le laboratoire et les pouvoirs publics. 90 vaccins sont en cours de développement contre le covid 19. Celui de Sanofi n’est même pas encore en phase 1. Nous aurons encore le temps de nous indigner….

 

 

Jean-Yves Mairé

 

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